Pourquoi nous haïr? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage du même navire.
Antoine de Saint-Exupéry.
ça c'est moi, l'auteur de tout ce que vous lisez
Pourquoi nous haïr? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage du même navire.
Antoine de Saint-Exupéry.
Ils se souviennent d'un mois de janvier
Evénement qui bouleversa la France
L'exécution d'une tête couronnée
La monarchie tire sa révérence
Après vient le mois de février
Où l'esclavage fut aboli
Tous unis contre la bourgeoisie
Le peuple retrouva sa liberté
Ils se rappellent au mois de mars
De l'autre côté de la frontière
Adolf partait à la chasse
Répandant la mort et sa colère
Les médias disent qu'au mois d'avril
On doit pas se découvrir d'un fil
Mais ils sont friands de phrases débiles
Et les suivent comme des imbéciles
Puis vient le printemps du mois de mai
Où des manifestations fleurissaient
Et où des centaines de camarades
Se trouvaient derrière des barricades
Ils se souviennent qu'au mois de juin
Un débarquement de Normandie
Redonnait espoir à un lendemain
Où le soleil apparaîtrait dans la nuit
Puis ils trinquent au mois de juillet
Au souvenir d'une révolution
Qui n'a jamais éradiqué
La misère te l'exploitation
Mais se souviennent-ils du mois d'août
Où les droits de l'homme ont vu le jour?
Un texte qui voyagea sur toutes les routes
Mais fera-t-il son grand retour?
Ils rappellent qu'au mois de septembre
La Marseillaise chantait sous un moulin
L'Ancien régime qui se démembre
Laissant place au peuple souverain
Ils oublient qu'au mois d'octobre
Les colons donnaient l'indépendance
A une nation que l'on croyait morte
Bravo les valeurs de la France
Ils entendent le clairon de novembre
A l'arrivée de son dictateur
Rappel du coup d'état qu'il engendre
Avide de conquètes et d'horreurs
Fin de l'année c'est le mois de décembre
Les petits cadeaux au pied du sapin
De la bonne bouffe qu'ils aiment prendre
En attendant de meilleurs lendemains
Il n'existe que trois respectables: le prêtre, le guerrier, le poète.
Savoir, tuer et créer.
Charles Baudelaire.
Ecrire n'était rien d'autre que d'avoir le temps de dire: je meurs.
Gaëtan Picon
Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort.
Beaumarchais
Chaque matin dans les kiosques à journaux
T'attends que paraisse le numéro
D'un de ces nombreux magazines
Sur la vie des stars que tu admires
Evidemment t'as douze ans et demi
Tu crois encore tout ce qu'on te dit
Ton idole n'a plus de secrets pour toi
Tu connais ses galères et ses déboires
REFRAIN: On passe à la télé
Pour vendre notre image
Mais en exclusivité
En direct sur la plage
Chaque jour tu écumes les centres ville
A la recherche de tous ces torchons
Qui ont traqués presque toute la nuit
Une nouvelle connerie pour leur chiffon
Evidemment t'as douze ans et demi
Tu crois encore tout ce qu'on écrit
Dans Voici ou bien dans Gala
Mais ton livre de chevet c'est Nimport'koi
REFRAIN
Chaque année ils passent le même disque
Depuis tu connais la musique
Leurs best-sellers se vendent par milliers
Leur ragots se diffusent à vitesse grand V
Evidemment t'as vingt ans et demi
Sur ce business t'as tout compris
Mais tu es devenue accro
Si bien que t'as planté ta tente bravo
Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.
Boris Vian
C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches.
Victor Hugo
Gynécologue, c'est un métier accessible aux sourds. En effet, on n'entend rien mais on lit sur les lèvres.
Coluche
L'avi Siset em parlava
Di bon mati al portal
Mentre al sol esperàvem
I els carros vèiem passar
Siset que no veus l'estaca
On estem tots lligats?
Si no podem desfer-nos-en
Mai no podrem caminar
REFRAIN: Si estirem tots, ella caurà
I molt de temps no pot durar
Segur que tomba, tomba, tomba
Ben corcada deu ser ja
Si tu l'estires fort per aqui
I jo estiro fort per allà
Segur que tomba, tomba, tomba
I ens podrem alliberar
Pero,Siset, fa molt temps ja
Les mans se'm van escorxant
I quan la força se me'n va
Ella és més ampla i més gran
Ben cert sé que està podrida
Pero és que,Siset, pesa tant
Que a cops la força m'oblida
Torna'm a die el teu cant E
REFRAIN
L'avi Siset ja no diu res
Mal vent que se l'emportà
Ell qui sap cap a quin indret
I jo a sota al portal
I mentre passen els nous vailets
Estiro el coll per cantar
Ell darrer cant d'en Siset
Ell darrer que em va ensenyar
Traduction
Grand-père Siset me parlait ainsi
De bon matin sous le porche
Tandis qu'attendant le soleil
Nous regardions passer la charrette
Siset, ne vois-tu pas le pieu
Où nous sommes attachés?
Si nous ne pouvons nous en défaire
Jamais nous ne pourrons avancer
REFRAIN: Si nous tirons tous, il tombera
Celza ne peut durer longtemps
C'est sû qu'il tombera, tombera, tombera
Bien vermoulu, il est déjà
Si tu le tire fort par ici
Et que je le tire fort par là
C'est sû qu'il tombera, tombera, tombera
Et nous pourrons nous libérer
Mais Siset ça fait longtemps déjà
Mes mains à vif sont écorchées
Et alors que mes forces me quittent
Il est plus large et plus haut
Bien sûr je sais qu'il est pourri
Mais aussi Siset il est si lourd
Que parfois les forces me manquent
Rechante moi ta chanson
REFRAIN
Grand-père Siset ne dit plus rien
Un mauvais vent l'a emporté
Lui seul sait vers quel lieu
Et moi je reste sous le porche
Et quand passe d'autres gens
Je lève la tête pour chanter
Le dernier chant de Siset
Le dernier qu'il m'a apprit

ERNESTO "CHE" GUEVARA
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